Ce n’était pas une bonne idée d’être une brillante soprano dans les années de gloire de Maria Callas pas plus que d’être un grand rouleur dans les années Fausto Coppi. L’ombre recouvre les très grands quand les immenses inondent de leurs talents.
Il en fut ainsi de Charles-Valentin Morhange dit Alkan. J’avoue, sans la honte au front cependant, que j’ignorais tout de ce discret génie, contemporain et ami de Liszt et Chopin. Je dois cette découverte à une rencontre amicale et suffisamment bienveillante pour ne pas me tenir rigueur de mon ignorance.
J’ai exploré son étonnante biographie et écouté avec curiosité et plaisir quantité de ses œuvres. Comme il ne faut jamais présumer de ses capacités mais que je souhaite que ceux parmi vous, comme moi, sont d’éternels « aspirants mélomanes » rencontrent Alkan, je cède à la facilité de Wikipédia. Que les grands mélomanes me pardonnent … JFG
Il en fut ainsi de Charles-Valentin Morhange dit Alkan. J’avoue, sans la honte au front cependant, que j’ignorais tout de ce discret génie, contemporain et ami de Liszt et Chopin. Je dois cette découverte à une rencontre amicale et suffisamment bienveillante pour ne pas me tenir rigueur de mon ignorance.
J’ai exploré son étonnante biographie et écouté avec curiosité et plaisir quantité de ses œuvres. Comme il ne faut jamais présumer de ses capacités mais que je souhaite que ceux parmi vous, comme moi, sont d’éternels « aspirants mélomanes » rencontrent Alkan, je cède à la facilité de Wikipédia. Que les grands mélomanes me pardonnent … JFG
Charles-Valentin Morhange dit Alkan, né rue de Braque dans l’ancien 7ème arrondissement de Paris (partie rattachée au troisième arrondissement en 1859 lors de la réorganisation administrative de la ville et de la création des vingt nouveaux arrondissements) le 30 novembre 1813 et mort à Paris 8e le 29 mars 1888], est un pianiste et compositeur français.
Se rattachant à la tradition de la grande virtuosité de l’époque romantique, initiée par Paganini au violon, puis au piano par Frédéric Chopin et Franz Liszt, il est considéré comme un représentant français majeur de l’école de piano romantique[4].
Biographie
Issu d’une famille de religion juive originaire de Metz, il est le fils d’Alkan Morhange, qui tient une école élémentaire réputée pour son enseignement musical, située rue des Blancs-Manteaux[5], et de Julie Abraham ; comme lui, ses quatre frères et sa sœur ont par la suite adopté le prénom paternel comme nom de scène.
Charles-Valentin est un enfant prodige qui entre au Conservatoire de Paris à 6 ans. Il étudie l’harmonie, l’orgue et le piano avec des professeurs tels que Pierre Zimmermann, qui fut aussi le professeur de Georges Bizet, César Franck, Charles Gounod et Ambroise Thomas. Il obtient le premier prix de piano en 1824, d’harmonie en 1827 (classe de Victor Dourlen), d’orgue en 1834 (classe de François Benoist). À 17 ans, il est un virtuose réputé, rivalisant avec Franz Liszt ou Sigismund Thalberg, surnommé « le Berlioz du piano »[6] par Hans von Bülow.
Il a cependant été peu présent en concert : dès l’âge de vingt ans, il se retire de la vie publique, manifestant une forte misanthropie, et se consacre à la composition. Pour gagner sa vie, il donne des leçons : il devient un pédagogue réputé vers lequel les élèves de Chopin se tourneront à la mort de celui-ci. Tous les ans, il donne Six petits concerts, salle Érard, où il présente en intermède quelques-unes de ses œuvres, au milieu d’un répertoire très classique. À l’exception d’une tournée en Angleterre en 1833 à la demande de ses amis, notamment Pierre Zimmermann, il reste attaché à Paris et ne voyage pas.
En 1834, Alkan a commencé à se lier avec le musicien espagnol Santiago de Masarnau, ce qui a donné lieu à une correspondance étendue et souvent intime, qui a duré plus de 40 ans. Ces 41 lettres n‘ont été révélées qu’en 2009[8].
………
Il reprend les concerts en 1844. Il espère un moment succéder à Pierre Zimmermann au Conservatoire de Paris, mais c’est Marmontel qui obtient le poste. En 1848, après cet amer échec, Alkan mène une vie de plus en plus solitaire, même s’il revient parfois à la vie publique, comme en 1855 avec la publication de ses Douze Études dans tous les tons mineurs, op. 39.
Il ne s’est jamais marié, et malgré l’absence de document officiel, il semble que Eraïm Miriam Delaborde soit son fils naturel. Delaborde, comme lui, ira au Conservatoire.
Il meurt le 29 mars 1888, à 74 ans, écrasé par sa bibliothèque. Contrairement à la légende, il n’y a pas d’indice qu’il cherchait à en saisir le Talmud.
Alkan meurt dans un oubli presque total. Ses œuvres vont être également négligées, mais des musiciens comme Ferrucio Busoni, Pierre Réach, Egon Petri, Hüseyin Sermet essaieront de promouvoir sa musique.
Ses compositions ont été longtemps méconnues et restent encore peu enregistrées. Elles sont pourtant particulièrement originales et personnelles et d’une extrême difficulté d’exécution[7]. La musique d’Alkan est à l’image de son caractère étrange : elle est toute de contraste. Capable de tous les extrêmes, passant de l’un à l’autre sans transition, il aime les antithèses jusque dans ses titres, et l’on comprendra son goût des contrastes en écoutant le calme Zorcico après la véhémente Sonatine, et la Barcarolle entre la puissante Marche et la Saltarelle comme le souligne le critique Georges Beck.
Il est inhumé au carré israélite du cimetière Montmartre (3e division), avec sa sœur Céleste (1812-1897), artiste musicienne, épouse de Mayer Marix, facteur d’orgues, co-inventeur de l’harmoniflûte.
Wikipédia
Voir aussi Alkan Charles Valentin [Morhange Charles (Henri) Valentin] (1813-1888)
Ecouter Charles‐Valentin Alkan – Écoute gratuite et illimitée sans inscription
Se rattachant à la tradition de la grande virtuosité de l’époque romantique, initiée par Paganini au violon, puis au piano par Frédéric Chopin et Franz Liszt, il est considéré comme un représentant français majeur de l’école de piano romantique[4].
Biographie
Issu d’une famille de religion juive originaire de Metz, il est le fils d’Alkan Morhange, qui tient une école élémentaire réputée pour son enseignement musical, située rue des Blancs-Manteaux[5], et de Julie Abraham ; comme lui, ses quatre frères et sa sœur ont par la suite adopté le prénom paternel comme nom de scène.
Charles-Valentin est un enfant prodige qui entre au Conservatoire de Paris à 6 ans. Il étudie l’harmonie, l’orgue et le piano avec des professeurs tels que Pierre Zimmermann, qui fut aussi le professeur de Georges Bizet, César Franck, Charles Gounod et Ambroise Thomas. Il obtient le premier prix de piano en 1824, d’harmonie en 1827 (classe de Victor Dourlen), d’orgue en 1834 (classe de François Benoist). À 17 ans, il est un virtuose réputé, rivalisant avec Franz Liszt ou Sigismund Thalberg, surnommé « le Berlioz du piano »[6] par Hans von Bülow.
Il a cependant été peu présent en concert : dès l’âge de vingt ans, il se retire de la vie publique, manifestant une forte misanthropie, et se consacre à la composition. Pour gagner sa vie, il donne des leçons : il devient un pédagogue réputé vers lequel les élèves de Chopin se tourneront à la mort de celui-ci. Tous les ans, il donne Six petits concerts, salle Érard, où il présente en intermède quelques-unes de ses œuvres, au milieu d’un répertoire très classique. À l’exception d’une tournée en Angleterre en 1833 à la demande de ses amis, notamment Pierre Zimmermann, il reste attaché à Paris et ne voyage pas.
En 1834, Alkan a commencé à se lier avec le musicien espagnol Santiago de Masarnau, ce qui a donné lieu à une correspondance étendue et souvent intime, qui a duré plus de 40 ans. Ces 41 lettres n‘ont été révélées qu’en 2009[8].
………
Il reprend les concerts en 1844. Il espère un moment succéder à Pierre Zimmermann au Conservatoire de Paris, mais c’est Marmontel qui obtient le poste. En 1848, après cet amer échec, Alkan mène une vie de plus en plus solitaire, même s’il revient parfois à la vie publique, comme en 1855 avec la publication de ses Douze Études dans tous les tons mineurs, op. 39.
Il ne s’est jamais marié, et malgré l’absence de document officiel, il semble que Eraïm Miriam Delaborde soit son fils naturel. Delaborde, comme lui, ira au Conservatoire.
Il meurt le 29 mars 1888, à 74 ans, écrasé par sa bibliothèque. Contrairement à la légende, il n’y a pas d’indice qu’il cherchait à en saisir le Talmud.
Alkan meurt dans un oubli presque total. Ses œuvres vont être également négligées, mais des musiciens comme Ferrucio Busoni, Pierre Réach, Egon Petri, Hüseyin Sermet essaieront de promouvoir sa musique.
Ses compositions ont été longtemps méconnues et restent encore peu enregistrées. Elles sont pourtant particulièrement originales et personnelles et d’une extrême difficulté d’exécution[7]. La musique d’Alkan est à l’image de son caractère étrange : elle est toute de contraste. Capable de tous les extrêmes, passant de l’un à l’autre sans transition, il aime les antithèses jusque dans ses titres, et l’on comprendra son goût des contrastes en écoutant le calme Zorcico après la véhémente Sonatine, et la Barcarolle entre la puissante Marche et la Saltarelle comme le souligne le critique Georges Beck.
Il est inhumé au carré israélite du cimetière Montmartre (3e division), avec sa sœur Céleste (1812-1897), artiste musicienne, épouse de Mayer Marix, facteur d’orgues, co-inventeur de l’harmoniflûte.
Wikipédia
Voir aussi Alkan Charles Valentin [Morhange Charles (Henri) Valentin] (1813-1888)
Ecouter Charles‐Valentin Alkan – Écoute gratuite et illimitée sans inscription