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Notre action en faveur des enfants dénutris à Madagascar en 2025

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Grâce à vous, hôtes et donateurs, et aux talentueux musiciens, Coline en Ré et son concours « Les Virtuoses du Cœur », ont pu continuer leur programme de renutrition des enfants à Madagascar. Tout juste après son retour de mission, le Docteur Paul Sanyas de L’APPEL, a fait le point sur l’utilisation des dons (26 000 €) que nous avons collectés en 2025. Nous souhaitons partager avec vous ces informations, qui illustrent l’impact concret de votre générosité sur la vie des enfants et des familles.

L’APPEL est notre partenaire unique depuis 15 ans, elle développe des programmes de santé, d’éducation et d’amélioration des conditions de vie au profit des enfants, dans les pays dits « du Sud ».  Coline en Ré porte ses efforts vers Madagascar. Ce pays fait partie des plus pauvres au monde : environ 75,2 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale. La situation nutritionnelle des enfants reste extrêmement préoccupante. D’après l’UNICEF (2024), près de la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent d’au moins une forme de malnutrition, et environ 40 % présentent un retard de croissance. Par ailleurs, la malnutrition aiguë touche environ 7 à 8 % des enfants, selon Action contre la Faim (2024), confirmant une situation parmi les plus critiques au monde.

Nos actions à Madagascar :

Vos dons ont permis de continuer un programme de renutrition des enfants en bas âge ajouté à l’éducation nutritionnelle des mères à l’aide des Nutricartes®. Nous avons aussi participé à la construction et au fonctionnement d’une cantine scolaire pour permettre à des enfants qui vivent loin de chez eux pour suivre l’école, d’avoir un repas à midi.

Nous agissons à Antananarivo et à Andolofotsy. La mission du Dr Sanyas s’est concentrée sur Andolofotsy pour suivre l’avancée des actions menées et quantifier les résultats obtenus sur la santé des enfants.

À Andolofotsy à 120 Km. (6 heures de route dont 3,5 heures de pistes très difficiles) au Nord-Ouest d’Antananarivo sur les hauts plateaux.

  • 192 enfants de moins de deux ans ont été pris en charge. 32 % des enfants présentaient une dénutrition aiguë, un mois plus tard ce taux était tombé à 5 %, et six mois après il n’était plus que de 3,5 %. Malgré tout, il est important de noter que la dénutrition chronique reste élevée.
  • 108 enfants entre 6 et 10 ans scolarisés dans les 3 écoles ne rentrent pas chez eux la semaine car habitent dans des hameaux à plus de 1 heure 30 de marche.

Une fois sur place, l’équipe a pu observer l’activité du CRENAM, (le Centre de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle Ambulatoire pour la Malnutrition Aiguë Modérée), ainsi que le déroulement d’un repas à la cantine tout juste inaugurée en septembre 2025.

La séance d’éducation nutritionnelle, animée avec enthousiasme par une des sage-femmes à l’aide des Nutricartes®, a rassemblé douze mamans venues d’un hameau situé à une heure de marche du CRENAM. Les échanges étaient très riches et la partie consacrée à l’hygiène a été particulièrement réussie : les mères ont participé activement, avec des réponses sans erreurs.

La cantine quant à elle fonctionne admirablement bien. La cuisine est très propre, la salle à manger est spacieuse et peu bruyante et les enfants sont bien installés sur des bancs. Les 108 enfants avant d’entrer se lavent les mains au-dessus du lavoir, mais dans des bassines car l’eau courante n’est toujours pas fonctionnelle. Un certain nombre d’enfants mettent, en faisant une chaine à partir de la cuisine, les assiettes remplies de riz et de viande devant chaque enfant. Le repas se prend en silence et il ne reste rien dans les assiettes et ce jour-là la banane était le fruit servi. Les enfants débarrassent les assiettes et couverts et à tour de rôle dans la semaine, 7 à 8 enfants font la vaisselle dehors toujours sur le lavoir.

Les enfants font la vaisselle à tour de rôle dans des bassines car l’eau courante n’est pas fonctionnelle.

La cantine est ouverte cinq jours sur sept, mais ferme pendant les vacances. Les repas sont préparés sur des plaques électriques, un Rice-Cooker et parfois sur un brasero au charbon de bois pour aller plus vite. Les deux cuisinières sont présentes toute la matinée et reçoivent l’aide d’une religieuse chargée de l’organisation et de la surveillance des élèves.

L’équipe a également eu l’occasion d’échanger avec les trois directeurs d’école et plusieurs institutrices. Tous se sont montrés très satisfaits : l’absentéisme a nettement diminué, les enfants sont plus éveillés en classe, participent davantage et répondent plus facilement aux questions. Un papa rencontré a confirmé ces observations, précisant que ses deux filles ont pris du poids et obtiennent de meilleurs résultats scolaires.

La cantine à Andolofotsy ouverte en septembre 2025

À la fin de l’année scolaire, nous recueillerons les poids des enfants à leur arrivée et à leur départ, ainsi que des observations plus complètes de la part des institutrices.

Rappelons qu’un repas coûte actuellement 0,46 € – dédommagement des cuisinières inclus – et chaque parent contribue à hauteur de 0,20€ par semaine.

Merci à tous pour votre soutien et votre engagement !

« Je contribue à l’action de Coline en Ré » https://coline-en-re.don-en-ligne.fr/campagne-principale/~mon-don?_cv=1