Petite histoire de la grande musique 6 janvier 2026 :
De Robert à Clara, 13 août 1837
« Etes-vous toujours fidèle et forte ?
Si inébranlable que soit ma foi en vous, et si grand que puisse être mon courage, il y a tout de même du désarroi à ne rien savoir de ce que l’on a de plus cher au monde !
Et voilà ce que vous êtes pour moi.
Je réfléchis sans cesse et je me dit : ce doit être si nous voulons et si nous agissons.
Ecrivez un simple oui, si vous le voulez bien et le jour de votre fête, le 13 septembre, donnez ma lettre à votre père.
Il me semble en ce moment bien disposé à mon égard et peut-être ne me repoussera -t-il pas si vous insistez comme vous savez le faire.
Je vous écris tout cela à l’aube du jour.
Si seulement nous n’étions séparés que par les feux roses de l’aurore.
Avant tout, soyez forte et tenez bon. Ne parlez à quiconque de cette lettre, cela pourrait tout gâter.
N’oubliez pas le oui. J’ai besoin de cette sécurité… avant de pouvoir penser à quoique ce soit d’autre. Tout ce que je vous dis-là, je le pense au plus profond de mon âme et le soussigné vous le confirme en mon nom ».
R.S.
Extrait de « Lettres d’Amour, Robert et Clara Schumann »
Buchet-Chastel
C’est peu dire que Friedrich Wieckle, le père de Clara et professeur de Robert, était d’un naturel difficile et farouchement opposé de longues années à la relation de Robert et Clara. Il en est résulté surement un millier de lettres. Imagine-t-on de nos jours de tels échanges par WhatsApp ?
Si inébranlable que soit ma foi en vous, et si grand que puisse être mon courage, il y a tout de même du désarroi à ne rien savoir de ce que l’on a de plus cher au monde !
Et voilà ce que vous êtes pour moi.
Je réfléchis sans cesse et je me dit : ce doit être si nous voulons et si nous agissons.
Ecrivez un simple oui, si vous le voulez bien et le jour de votre fête, le 13 septembre, donnez ma lettre à votre père.
Il me semble en ce moment bien disposé à mon égard et peut-être ne me repoussera -t-il pas si vous insistez comme vous savez le faire.
Je vous écris tout cela à l’aube du jour.
Si seulement nous n’étions séparés que par les feux roses de l’aurore.
Avant tout, soyez forte et tenez bon. Ne parlez à quiconque de cette lettre, cela pourrait tout gâter.
N’oubliez pas le oui. J’ai besoin de cette sécurité… avant de pouvoir penser à quoique ce soit d’autre. Tout ce que je vous dis-là, je le pense au plus profond de mon âme et le soussigné vous le confirme en mon nom ».
R.S.
Extrait de « Lettres d’Amour, Robert et Clara Schumann »
Buchet-Chastel
C’est peu dire que Friedrich Wieckle, le père de Clara et professeur de Robert, était d’un naturel difficile et farouchement opposé de longues années à la relation de Robert et Clara. Il en est résulté surement un millier de lettres. Imagine-t-on de nos jours de tels échanges par WhatsApp ?
Petite histoire de la grande musique
6 janvier 2026 :
6 janvier 2026 :
De Robert à Clara, 13 août 1837
« Etes-vous toujours fidèle et forte ?
Si inébranlable que soit ma foi en vous, et si grand que puisse être mon courage, il y a tout de même du désarroi à ne rien savoir de ce que l’on a de plus cher au monde !
Et voilà ce que vous êtes pour moi.
Je réfléchis sans cesse et je me dit : ce doit être si nous voulons et si nous agissons.
Ecrivez un simple oui, si vous le voulez bien et le jour de votre fête, le 13 septembre, donnez ma lettre à votre père.
Il me semble en ce moment bien disposé à mon égard et peut-être ne me repoussera -t-il pas si vous insistez comme vous savez le faire.
Je vous écris tout cela à l’aube du jour.
Si seulement nous n’étions séparés que par les feux roses de l’aurore.
Avant tout, soyez forte et tenez bon. Ne parlez à quiconque de cette lettre, cela pourrait tout gâter.
N’oubliez pas le oui. J’ai besoin de cette sécurité… avant de pouvoir penser à quoique ce soit d’autre. Tout ce que je vous dis-là, je le pense au plus profond de mon âme et le soussigné vous le confirme en mon nom ».
R.S.
Extrait de « Lettres d’Amour, Robert et Clara Schumann »
Buchet-Chastel
C’est peu dire que Friedrich Wieckle, le père de Clara et professeur de Robert, était d’un naturel difficile et farouchement opposé de longues années à la relation de Robert et Clara. Il en est résulté surement un millier de lettres. Imagine-t-on de nos jours de tels échanges par WhatsApp ?
Si inébranlable que soit ma foi en vous, et si grand que puisse être mon courage, il y a tout de même du désarroi à ne rien savoir de ce que l’on a de plus cher au monde !
Et voilà ce que vous êtes pour moi.
Je réfléchis sans cesse et je me dit : ce doit être si nous voulons et si nous agissons.
Ecrivez un simple oui, si vous le voulez bien et le jour de votre fête, le 13 septembre, donnez ma lettre à votre père.
Il me semble en ce moment bien disposé à mon égard et peut-être ne me repoussera -t-il pas si vous insistez comme vous savez le faire.
Je vous écris tout cela à l’aube du jour.
Si seulement nous n’étions séparés que par les feux roses de l’aurore.
Avant tout, soyez forte et tenez bon. Ne parlez à quiconque de cette lettre, cela pourrait tout gâter.
N’oubliez pas le oui. J’ai besoin de cette sécurité… avant de pouvoir penser à quoique ce soit d’autre. Tout ce que je vous dis-là, je le pense au plus profond de mon âme et le soussigné vous le confirme en mon nom ».
R.S.
Extrait de « Lettres d’Amour, Robert et Clara Schumann »
Buchet-Chastel
C’est peu dire que Friedrich Wieckle, le père de Clara et professeur de Robert, était d’un naturel difficile et farouchement opposé de longues années à la relation de Robert et Clara. Il en est résulté surement un millier de lettres. Imagine-t-on de nos jours de tels échanges par WhatsApp ?
